Le début de ma semaine a été ensoleillé grâce à une belle rencontre, à un voyage peu commun, au rythme des mots de Jean-Paul Lamy.
J’ai en effet dévoré (non, je n’exagère pas !) les nouvelles de son recueil Achaba. Le livre ayant reçu le prix du Breffroi, à Douai, en 2009, je partais donc confiante. Et puis, je connais un peu l’auteur et sa plume… Mais j’ai été comblée au-delà de mes espérances. C’est simple, voilà quatre jours que j’ai refermé le bouquin et les personnages me hantent encore, le Maghreb me chante toujours ses histoires belles et cruelles, douces et amères au creux de l’oreille. Impossible aussi de me séparer des destins que j’ai croisés, de ces regards que j’ai imaginés, de ces gens « de rien » qui pourtant représentent tout là-bas, au pays, au bled.
Les narrations se déroulent dans l’Algérie post coloniale, aux frontières de la Tunisie ou ailleurs, mais toujours sous le soleil brûlant et le vent sifflant son ire. Jean-Paul Lamy aime son sujet, ces terres, cela se sent aux mots qu’il a choisis, aux phrases qu’il a si bien ciselées, comme s’il était l'ombre des héros auxquels il donne vie.
Alors, je ne peux que vous encourager à lire ce recueil, paru aux éditions du Douayeul, sous le titre magique de
« ACHABA ». Ce trésor est devenu introuvable, même chez l'éditeur, mais l'auteur a encore en sa possession quelques exemplaires (10 euros l'unité, frais de port offerts)
janpollamy@wanadoo.fr.
Il serait dommage
de manquer ce voyage de l’autre côté de la Méditerranée, de ne jamais connaître la troublante Djamila et l’homme de la nuit, la petite Kheira, de ne pas découvrir les nomades du sud et les
pêcheurs de mérou, de ne pas rencontrer Farid et ses blondes aux cheveux jaunes ou bien le courageux et naïf Lakhdar perdu dans un monde qui oscille entre passé et présent, entre science et
religion.