Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 19:52

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE : "19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 Avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l'on verra en moi le premier - né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l'enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu, Sans Loi. Sans rien d'autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d'aimer. Heil Hitler !"

 

Max est le prototype parfait du programme "Lebensborn" initié par Himmler. Des femmes sélectionnés par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l'Allemagne puis l'Europe occupée par le Reich.

 

Une fable historique fascinante et dérangeante qu'on ne peut pas lâcher. Une lecture choc, remarquablement documentée, dont on ne sort pas indemne.

 

MA CRITIQUE : Il m’arrive assez souvent de faire des incursions dans la littérature jeunesse. Pourquoi ? Parce qu’elle recèle de petits trésors commen ce roman de Sarah Cohen-Scali, Max. Un voyage initiatique prenant, passionnant qui nous plonge au cœur de l’Allemagne nazie entre 1936 et 1945 et qui exploite un terrain peu connu, celui des enfants nés dans les fameuses « Fontaines de vie ». Le ton est sans concessions même s’il s’adresse à des adolescents d’environ 15 ans et le style est fluide, agréable, au service du récit. On s’attache à Max malgré la dureté de son caractère, malgré l’endoctrinement qui lui fait dire des horreurs, tout comme on se lit d’amitié avec Lucas, son meilleur ami, bien qu'il soit si différent de lui... Je conseille vivement la lecture de ce roman qui pourrait s’apparenter à la fresque, au récit d’aventures ou bien même au roman noir. Quand l’histoire se nourrit intelligemment de l’Histoire sans s’y perdre, sans nous noyer dans une somme de connaissances, cela donne un excellent résultat.

(EDITIONS SCRIPTO GALLIMARD)

 

NOTE : 10/10

 

Si vous avez aimé, je vous conseille de lire LE LISEUR de Bernhard Schlink.

Partager cet article
Repost0
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 21:22

 

 

Quatrième de couverture : (…) Personne ne pouvait manquer la boutique, le long de la route qui va du port du Stiff à Lampaul, juste à l’entrée du bourg. Boutique n’était d’ailleurs pas le terme le plus approprié, ni au lieu lui-même ni à sa vocation. Il s’agissait davan-tage d’un hangar, assez grossièrement aménagé où l’on ne vendait rien. Il n’en était d’ailleurs pas question, bien au contraire. Y vendre quoi que ce soit eut été une hérésie, totale- ment antinomique avec sa raison d’être.

Le Coureur des grèves
PRODUIT DE LA MER

L’enseigne avait été assez grossièrement gravée dans une belle pièce de bois courbe, provenant de la membrure d’un bateau. (…)

Et si, à Ouessant, on pouvait abolir l'usage de l'argent ? Et si on y remplaçait l'achat et la vente par l'échange de biens et de services qui n'auraient d'autre valeur que celle que chacun veut bien leur donner ?

Le récit, tendre et ironique, d'une utopie insulaire. Le rève d'un homme confronté aux règlements et au zèle de l'administration continentale. Une micro société, singulière et autoproclamée, face à ses propres contradictions.

 

 

Ma critique : Ah, voilà une poignée de jours que je guette le moment calme pendant lequel je pourrais causer du dernier roman lu et vraiment apprécié ! Il s‘agit d’un livre de François Aussanaire qui nous emmène sur l’île d’Ouessant dans l’antre de son Coureur des grèves. Une histoire d’hommes, de cœur, de mer, d’utopie, de bon sens mais dans laquelle vous ne trouverez ni mièvrerie, ni pathos. La plume alerte roule ses galets de mots de belle manière, l’humour pointe au détour des plages, la tendresse de l’auteur pour ses personnages nappe d’une belle écume cette aventure iodée pour le plus grand bonheur du lecteur. Et puis, François n’oublie pas qu’avant d’être romancier, il fut nouvelliste… Point de digressions inutiles, de pages noircies sans raison avec lui ! Et que dire de la chute… pas obligatoire, certes, mais si bien vue.

Vous l’aurez compris, je vous recommande ce roman, Le coureur des grèves, publié aux éditions Jacques Flament, parce que ce genre d’ouvrage n’est pas qu’une fiction... Oh, je vous imagine les sourcils froncés, la bouche en cul de poule : « Mais qu’est-ce qu’elle nous raconte là ? De quoi parle-t-elle ? »… Et bien, vous comprendrez tout en lisant Le coureur de grèves », parole de Ptit Lu.

 

Note : 9/10

 

Si vous avez aimé, je vous recommande son 1er roman, Le dernier refuge des gens de mer paru aux éditons Jacques Flament, ainsi que les ouvrages d'Alain Emery (autre Breton à la plume experte), notamment L'épaule des cavaliers publié également chez Jacques Flament.

 

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:35

 

Résumé : New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Québert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Québert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Joël Dicker est né à Genève en 1985. La Vérité sur l'Affaire Harry Québert est son deuxième roman. Il y dépeint une Amérique qu'il connaît bien pour y avoir beaucoup voyagé et longuement séjourné.

 

CRITIQUE : voici un sacré pavé de 670 pages que j’ai dévoré tout cru ! Mélange de thriller, polar et réflexion sur l’écriture, parsemé de rebondissements bien vus qui vous embrouillent, le tout dans un style fluide, simple et le tour est joué ! Autre aspect sympathique : roman venu de Suisse mais dont le ton rappelle certains auteurs américains comme Grisham, l’atmosphère (bien que situé sur la côte Est) m’a fait penser à certains coins reculés du Sud des USA. Je vous conseille donc ce roman, prix Goncourt du lycéen en 2012 et best seller qui vous plongera dans l’Amérique contemporaine.

Ce livre est le meilleur lu cette année qui pourtant fut riche en belles rencontres littéraires. Pour mémoire et dans le désordre : Le liseur de Bernhard Schlink, Les dames du chemin de Maryline Martin, A quoi rêvent les loups de Yasmina Khadra, Ouragan sur le Cairn d’Alain Emery.

 

NOTE : 10/10

 

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:37

RÉSUMÉBillie, ma Billie, cette petite princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris". « Franck, il s’appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo ( Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Maillot 38-37 et tout ça ) (si, si, ça existe…) et moi, je m’appelle Billie parce que ma mère était folle de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She’s just a girl etc. ) . Autant dire qu’on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu’on n’était pas programmés pour se fréquenter un jour…

 

MA CRITIQUE : Ah, Billie ! Adorable et attachante adolescente, écorchée vive au cœur si tendre ! J’avais parcouru un certain nombre de critiques négatives à propos de cette oeuvre et ayant lu presque tous les livres d’Anna Gavalda, je me disais « a-t-elle décidé d’explorer un autre style ? », "est-ce si décevant ?".

Dans La Consolante, je la trouvais parfois trop… bavarde et me disais que certains passages auraient mérité des « coupes » mais comme sa plume demeurait plaisante, j'avais poursuivi ma lecture jusqu'au point final, sans regret. Cependant, je crois que le "court" (sous la forme de nouvelles ou de romans) lui convient mieux, met davantage en relief son style incisif, créatif, ses personnages croqués avec finesse et ses histoires taillées au cordeau. Les digressions étouffent ses narrations. Puis, j’ai découvert L’échappée belle, bref récit très plaisant, léger, réussi. Mon plaisir était à nouveau entier ! Je l’ai également retrouvé ici, avec Billie et ses expressions colorées qui m’ont fait tant rire ! Son enfance manquée qui m’a émue tout comme les deux jolies rencontres qu'elle fait et qui changent sa vie : le célèbre Alfred Musset et Franck, le double, l'ami, le jumeau, le sauveur de Billie. Une fois la lecture terminée, je me suis dit que j’avais passé un chouette moment en compagnie de l’auteure (je vous conseille aussi d’aller à sa rencontre lors de dédicaces : elle est facétieuse, lumineuse et si simple !), de ses mots et de ses personnages.

Note : 9/10

Si vous aimez, je vous recommande "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" du même auteur (recueil de nouvelles en édition de poche chez J'ai Lu)

 

BILLIE d'ANNA GAVALDA
Partager cet article
Repost0
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 18:14

 

cette-seule-voix

 

 

Cette seule voix séduit par ses textes, captive par ses photos. Je ne sais si c’est l’objectif d’Anne Lurois qui a su si bien traduire les pensées d’Alain Emery ou le contraire, mais une chose est certaine : ils ne forment vraiment qu’une seule et même voix. Ce petit chef-d'œuvre est d’ailleurs devenu mon livre de chevet. Il est de ceux que l’on feuillette comme l’on picore, par gourmandise, un peu chaque jour, de peur d’arriver trop vite à la dernière page. Lorsque, fatalement, on en a fait le tour, on ne peut s’empêcher de le mettre sous les yeux des amis avec l’envie de leur faire partager nos émotions… Bref, je suis encore sous le charme… Ai-je tout aimé ? Oui, mais j’ai mes préférences… pour la couverture, par exemple : j’adore la sérénité qui s’en dégage, cette impression de humer l’océan, d’entendre les clapotis des vagues… et puis avoir choisi le noir et blanc rend éternelles ces images. Mon autre choix se dirige vers le manuscrit et l’hommage rendu aux livres, à leurs pouvoirs. J’ai également redécouvert les landes bretonnes, Paris et ces petits riens, ces détails et sensations sur lesquels on a tendance à glisser, à tort. L'ouvrage porte en lui le goût de la vie, comme une madeleine de Proust, un film de Becker.

 

Deux extraits, pour le plaisir :

 

" Comme on pose, à même la bouche, la soie d’un bâillon, la brume muselle, quand elle s’y couche, le fond des vallons."

 

 

"Quand j’enfonçais mes doigts dans l’encolure des dunes, je montais sur le dos d’un bestiau légendaire, dont la fourrure, l’hiver, s’en allait en lambeaux."

 

 

Bref, c’est mon coup de cœur et j’ai vraiment envie de le partager avec vous.

En cette fin d'année, vous tenez là le cadeau idéal.

 

NOTE : 10/10

 

Si vous aimez, je vous conseille deux recueils d'Alain Emery : Porcelaines, D'un simple jour à l'autre, publiés également aux éditions Jacques Flament.

 

Partager cet article
Repost0
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:00

 

41zkchK4UNL. SY445

 

Quatrième de couverture :  «Jusqu'où faut-il remonter pour trouver la source d'une tragédie personnelle ? Aux mensonges de la guerre à la génération des grands-parents ? À ceux de mon "héros" de père, parti à la conquête du sommet mythique de l'Annapurna en 1950 et laissant dans les cimes de cette ascension glorieuse une part de lui-même qui le rendra perpétuellement metteur en scène de sa légende ? À la liberté d'une mère séductrice et moderne, trop intelligente pour son temps, trop rebelle pour son milieu ? À la fraternité fusionnelle et rivale de deux "enfants terribles" élevés dans une solitude commune et dans le culte de l'exploit ? Toujours est-il que mon grand frère Laurent, promis à un destin magnifique, finira en vagabond des étoiles hirsute et fou, retrouvé par la police après des mois de fuite... jusqu'à sa chute prévisible.
C'était lui ou moi : ce fut lui...
Ce roman de notre fraternité blessée, je le lui dois.»

 

Ma critque : je connaissais Herzog, célèbre alpiniste, de renom et j’avais aperçu sa fille à La Grande Librairie à l’automne dernier lors de la promotion de son roman sans être tout à fait convaincue par ses propos. Ce livre, je l’ai donc emprunté à la bibliothèque de mon quartier, un matin d’août, parce que mon regard venait de tomber sur le présentoir qui me mettait en avant. Finalement, la lecture fut plaisante mais sans plus. Le style est alerte cependant l’auteure aurait pu éviter, parfois, quelques redites. On sent que ses rapports avec sa famille ne sont pas clairs, parfois obscurs et venimeux, parfois tendres et nostalgiques… Oui, elle règle des comptes avec ses parents, son milieu social et ne parvient pas à faire le deuil de son frère mort trop tôt, après avoir sombré dans la folie.

Je ne regrette pas d’avoir lu ce roman, j’y ai découvert quelques jolis passages, des personnages dignes d’une fiction, malheureusement il manquait un soupçon d’empathie, contrairement à « Des gens très bien » d’Alexandre Jardin.

 

NOTE : 7/10

 

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 20:18

 

 

v book 1493

 

Quatrième de couverture : ce 16 avril 1917, nous voici à nouveau dans les entrailles de l’enfer. Nous attendons le coup de sifflet pour monter à l assaut. J’ai conjugué le verbe attendre à tous les temps. J’ai attendu sans angoisse la lettre de mobilisation. J’attendais avec impatience les lettres et les colis, ces traits d’union avec l arrière. Aujourd’hui, j’attends la mort, cette faux qui m’a seulement effleuré durant deux ans. Camarde, camarade… Des recherches sur son grand-oncle tué au Chemin des Dames ont amené Maryline Martin à écrire ce recueil de nouvelles sur la Grande Guerre. « Dès les premières pages, j’ai senti que ce que je découvrais n’était ni banal ni rebattu, et qu’au-delà des personnages embarqués dans le tumulte et les violences de cette Grande, mais épouvantable Guerre, il y avait autre chose. » Jean-Pierre Verney (conseiller du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux)

 

 

 

COMMENTAIRES : j’avais déjà lu d’excellents recueils de nouvelles, mais j’ai trouvé que celui-ci avait un goût particulier… Du coup, j’ai suivi les traces laissées par Les dames du Chemin, mais aussi par les hommes si présents dans chacun des textes sans faire de pauses. L’auteure a su nous offrir des portraits âpres, durs, parfois tendres et toujours si humains ! Elle ne laisse rien au hasard, fouille la boue des tranchées, soulève les draps des bordels à soldats, épie les demeures des familles endeuillées… sans aucun voyeurisme, mais avec une sensibilité et un réalisme qui sonne « vrai », sans doute parce que le sujet la passionne et qu’elle le maîtrise, mais aussi parce que sa plume fait renaître des scènes, nous offre des éclairages nouveaux alors qu’on pensait avoir déjà tout lu. Un grand bravo à Maryline Martin dont c’est le premier recueil ! Et félicitations à l’éditeur, Glyphe, qui a fabriqué un bel objet, agréable au toucher, d’un format original qui séduit avant même d’entamer la lecture.

 

Note : 9/10

Partager cet article
Repost0
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 19:48

 

51SIyS2w9JL. AA160

 

 

QUATRIEME DE COUVERTURE : Alger, fin des années 1980. Parce que les islamistes qui recrutaient dans l'énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l'accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens ; parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l'a conduit à s'opposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères ; parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes fut d'une violence et d'une sauvagerie incroyables, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis.

 

CRITIQUE : Yasmina Khadra narre avec force et poésie le destin de Nafa, jeune algérien désœuvré qui, du fond de la Casbah, se nourrit de chimères et croit frôler la chance à plusieurs reprises. Il ressemble à bien d’autres de son quartier et l’on ne peut le suivre sans se révolter contre ses vies vouées à se transformer en chair à attentats dans les bras des intégristes. Khadra ne se mue pas en moralisateur, il nous emmène simplement dans les pas de son héros, dans les villes de son pays natal, dans ces terres qu’il aime profondément. En mouche du coche, on vit au rythme des rêves de gloire, on veut croire à une vraie fraternité religieuse malgré les faits d’armes et les violentes agressions et puis on trébuche sur des cadavres d’innocents toujours plus nombreux, on s’épuise dans les bras de fer avec les forces de l’ordre, on fuit vers quelques refuges éloignés des villes et vers la déchéance humaine. Las de piller, de tuer, de rudoyer. On souffre, on se demande comment on a fait pour y croire, on est éreinté. Au final, on se retrouve au carrefour, entre deux feux, incapable de donner raison à l’un ou l’autre camp. Perdu. Dans une impasse.


 

La qualité de ce roman réside dans sa capacité à nous transporter dans une culture différente, au-delà de la Méditerranée, et à nous permettre de nous assimiler à ces hommes et femmes aux prises avec des évènements terribles.


D'ailleurs le sublime titre résume à lui seul ce livre à lire absolument si vous voulez dépasser les idées simplistes et toutes faites que l'on nous vend notamment aux actualités tv.


Merci monsieur Khadra.

 

L'illustration correspond à l'édition Pocket.

 

Note : 9,5/10 (oui, à partir de maintenant, je vais essayer d'évaluer mes lectures sur une échelle de 10)  

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 11:22

 

9782070404582

 

 

QUATRIEME DE COUVERTURE : À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : «Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (...) que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?»

 

 

AVIS PERSONNEL : Je n’ai pas réussi à décrocher de ce livre avant la dernière page et encore maintenant… certains passages me hantent, certaines réflexions aussi. Car Le liseur narre plus que l’histoire d’une rencontre sensuelle entre un adolescent et une femme d’une trentaine d’années, il nous amène à nous poser moult questions à propos de l’éthique, de la morale, des jugements portés sur autrui sans pour autant disculper Hanna malgré son secret. Le lecteur oscille entre les années 1940 et les années 1960. Il comprend également comment les jeunes Allemands, nés après guerre, ont appréhendé le nazisme et leur attitude vis-à-vis de leurs parents qui, eux, ont vécu cette période noire de l'Allemagne. Sans digression inutile, avec un style ciselé et efficace, on accroche. Très troublant, émouvant, ce livre nous bouscule, nous malmène et surtout pose les bonnes questions. Vraiment à ne pas manquer ! Il me reste à découvrir le film pour lequel Kate Winslet avait obtenu l’oscar de la meilleure actrice afin de voir si le 7ème art a su magnifier la beauté de ce roman.    

 

Partager cet article
Repost0
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:05

loup-y-es-tu

 

 

 

Les habitués de ce blog ont déjà croisé le nom de François Aussanaire, auteur dont j'apprécie le cynisme et l'humour. Aujourd'hui je profite de sa dernière publication pour mettre en avant son texte et la collection "Côté court" de l'éditeur Jacques Flament. Un format court qui propose de longues nouvelles ou de très courts romans pour un prix modique. Des livres  qui rencontrent un franc succès, qui se glissent dans tous les sacs et poches et se commandent à l'adresse notée en bas de l'article.

 

Passons maintenant à la novella que nous propose François Aussanaire : l'histoire est cocasse et malmène nos préjugés habilement. Les personnages, hauts en couleur, empreintent à la caricature tout en demeurant crédibles. Bref, j’ai aimé cette satyre de notre société qui nous emmène à la rencontre d'un loup qui rôde et réveille des peurs ancestrales, mais est-il bien le démon que tous imaginent ? Peut-on toujours se fier à une ombre ? Je n'ose trop en dire de peur de trahir les ficelles et la chute mises en place par l'auteur... Alors voici ci-dessous un extrait :

 

Le petit homme, rougeaud et râblé, la peau tannée par la pluie et le vent, trépignait dans le hall de la gendarmerie. Un pantalon de grosse toile rentré dans des bottes de cuir, une chemise rouge et noire à carreaux sous une veste kaki ouverte, les manches relevées à la moitié des avant-bras lui auraient presque donné l’air d’un trappeur canadien, s’il ne s’était trouvé dans un gros bourg perdu en Centre-Bretagne, où les képis bleus remplaçaient les tuniques rouges de la police montée. 
À force d’attente et d’énervement, et du fait de la chaleur des lieux, il suait à grosses gouttes.
Le gendarme s’adressa à nouveau à lui.
— Bien, reprenons, si vous le voulez bien. Vos nom, prénom et profession, s’il vous plaît.
Ce fut la phrase de trop pour ce qui lui restait de patience. (…)

 

 


Envie de poursuivre la lecture ? C'est par ici... http://www.jacquesflament-editions.com

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de ptit lu
  • : Vous trouverez des textes d’auteurs collectés lors d’appels, des billets sur mes lectures ou mes films, des infos sur des nouvellistes, poètes ou romanciers qui valent le détour, des interviews ... et mes aventures d’auteure en herbe. J’espère que vous aurez envie, en passant, de laisser un commentaire. N’hésitez plus, partez à la découverte…
  • Contact

Profil

  • ptitlu
  • j'aime lire,écrire,courir,cuisiner et surtout j'ai envie de partager mes rencontres littéraires,alors suivez-moi...
  • j'aime lire,écrire,courir,cuisiner et surtout j'ai envie de partager mes rencontres littéraires,alors suivez-moi...

DEDICACES

- 2 juin 2013 à La Pierre (38)

- 7 juillet 2013 à St Pancrasse (38)

- 18 août 2013 à Allevard (38)

- 13 octobre 2013 à La Buissières (38)

 

Recherche